camille coache le public 9 !





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RÉSILIENCE & BIENVEILLANCE.

J’ai l’impression que dans le langage courant, depuis quelques années, les mots bienveillance et résilience sont davantage utilisés. Je ne sais pas s’il existe une étude sur l’utilisation des mots qui calculerait le nombre de fois où ils sont employés. Mais tout comme le mot collaborateur, pourtant négativement connoté pour les générations qui ont connu la guerre 39-45 et qui aujourd’hui a remplacé le mot employé dans le langage courant professionnel, cette évolution de l’utilisation des mots est en corrélation avec une évolution sociétale.

Si aujourd’hui dans nos mondes professionnels on préfère dire qu’on collabore plutôt que l’on emploie, cela montre certainement que celui qui bosse à nos côtés n’est pas simplement là pour exécuter une tâche, mais bien participer avec moi à un objectif commun. Les joueuses de Bourg de Péage sont d’excellentes collaboratrices. Elles ont appris et continuent d’apprendre à collaborer. Car plus que de décréter être collaborateur, il faut le devenir, c’est une culture, ça s’apprend. C’est dans les habitudes de tous les jours qu’existent les collaborations, pas simplement dans les discours de présentation. Ainsi je crois énormément en la capacité de notre équipe à réagir ensemble à la déception que fut le résultat du match de Toulon. La déception fut davantage notre défaite, combinée à la victoire de Dijon, que le match proprement dit. Beaucoup d’éléments sont à garder, quelques-uns sont à modifier.

Pour autant, il faut reconnaitre qu’après le gong final le moral n’était pas joyeux. C’est là que le second mot fait son entrée : la résilience. En physique des matériaux, la résilience c’est sa capacité à absorber un choc, notamment grâce à la déformation. Pour faire simple, un corps qui a de l’élasticité ne va pas rompre sous l’effet d’un choc, mais absorber son énergie. Sa forme peut être modifiée, ou revenir à son état normal. Cependant s’il est trop rigide et pas assez résilient il peut rompre. Pensez à la grêle sur votre voiture, que nous avons bien connue par ici. Sur le pare-brise, ça le brise. Sur le toit ça le déforme mais le toit reste, sur le pneu il se remet dans son état normal. Être trop rigide comporte ainsi ses défauts. Si l’on veut apprendre du match contre Toulon il faut peut-être accepter un peu de déformation. Accepter d’être un peu différent après, se remettre un peu en question en quelque sorte. Sur le plan du langage courant, l’utilisation plus fréquente du mot résilience, on parle souvent de résilience des peuples en ce moment, ce qui doit signifier qu’ils sont plus souvent soumis aux chocs. Dans ces contextes, le mot bienveillance apparait couramment. Je le trouve même presque trop à la mode. Un peu comme le mot collaborateur, il s’insère dans la vie courante plus souvent que les gens ne la mettent réellement en œuvre.

Bienveillant on l’est envers quelqu’un (ou soi-même). Son étymologie signifie vouloir du bien. Il s’agirait peut-être de notre façon de nous comporter entre nous, dans l’équipe, dans le club, dans la relation avec notre public, nos supporters. Prenons ces derniers, le Kop Vertaco, les avez-vous déjà entendu dire quelque chose de mal envers l’équipe, même après une défaite ? Jamais. Pourquoi ? Ils sont bienveillants.

Au fait, savez-vous d’où vient le mot résilience ? Du latin resilire, qui veut dire rebondir, rejaillir. Notre équipe a cette capacité de rebond. Car elle a cette ouverture d’esprit, cette justesse d’analyse, cette bienveillance qui permet d’absorber un choc et d’utiliser son énergie pour rebondir. Gonflé à bloc on rebondit toujours mieux. Ainsi, on compte sur vous pour apporter toute votre motivation pour cette belle opposition face au 3ème du championnat.



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